En séance

Traumatisme : se reconstruire au présent

Pour l’Organisation Mondiale de la Santé, les traumatismes d’origine accidentelle et déclenchés par des actes de violence entraînent chaque année dans le monde plus de cinq millions de décès. Des millions de personnes survivent à ces traumatismes en gardant des séquelles. La PNL et la Reprogrammation Neurale Profonde accompagnent ces personnes pour qu’elles puissent se reconstruire au présent débarrassés des souvenirs perturbateurs de la pensée et du comportement.


En résumé :
– Un traumatisme est une cicatrice de la psyché due à un événement passé et dont les perturbations s’insinuent constamment dans le présent.
– Un traumatisme entraîne un état inconscient d’hyper-vigilance qui conduit à des réactions d’attaque, de fuite ou de sidération.
– La technique de désensibilisation et de reprogrammation par le mouvement des yeux est l’outil privilégié pour traiter les traumatismes.

Les accidents de la vie et les agressions extérieures peuvent modifier la structure de notre cerveau. Notre perception du monde et nos comportements sont alors bouleversés car ils s’adaptent à un danger qui semble permanent dans le présent. En effet, un traumatisme se définit comme toute expérience laissant des cicatrices qui continuent de générer des effets négatifs et récurrents dans un ou plusieurs systèmes sensoriels, ou sur les plans cognitifs et émotionnels.

Pour faire simple, imaginez que vous ayez un détecteur de danger dans le cerveau (l’amygdale) : quand un danger survient, ce détecteur envoie l’information à une base de souvenirs (l’hippocampe) qui va dire si ce danger est connu ou non. Quand le danger est réel, le système d’alarme se met marche et le cerveau peut déclencher trois comportements dits « archaïques », très rapides à mettre oeuvre pour garantir votre sécurité : la fuite, l’attaque ou la sidération. En cas de traumatisme, le danger perçu est tellement intense que le système d’alarme ne s’éteint plus, comme s’il avait été cassé par la violence ou la répétition de l’événement (le « trauma »). Les temps normaux retrouvés, vous demeurez alors en état d’hyper-vigilance et il ne vous reste plus que trois manières de vous comporter : l’agressivité, la fuite ou la mise en place d’une bulle protectrice permanente pour vous couper du monde . Vous ressentez une peur qui ne s’éteint plus et qui peut prendre de nombreuses formes : colère, angoisse, irritabilité, cauchemars, ruminations à propos de l’événement vécu, douleurs physiques, somatisations tendance à l’isolement, etc.

Vivre des événements agréables aura pour effet de diminuer la sensation de peur, mais elle ne l’éteindra pas tant que le système d’alarme restera endommagé. C’est ainsi qu’une personne souffrant d’un traumatisme rencontrera toujours des difficultés relationnelles, y compris avec ses proches.

Dans d’autres cas, l’événement survenu casse le système d’alarme d’une manière différente : les dangers ne sont plus perçus et on ressent des sensations de plaisir qui n’en sont plus. En effet, le mécanisme du plaisir a besoin de repos, ou alors il sera nécéssaire de le nourrir plus intensément pour qu’il ressente toujours le même niveau d’émotion agréable. C’est à ce niveau que des addictions peuvent s’installer.

Enfin, quand le cerveau ne perçoit plus les menaces, il peut amener la personne traumatisée à prendre inconsciemment des risques qui vont la mettre en danger.

Replacer les événements traumatisants dans la mémoire, et donc dans le passé

Pour une personne qui porte une cicatrice psychique sous forme de traumatisme, le danger semble être toujours présent. Ce mécanisme inconscient actionne le système d’alarme cérébral pour prévenir d’un danger passé mais qui n’est pas daté par le cerveau : la menace est hors du temps.

Consciemment, la victime connaît l’événement d’origine, mais son hippocampe, lui, ne le comprend pas, ce qui déclenche un état d’hyper-vigilance. Tout cela s’installe via le système nerveux autonome sur lequel il n’est pas possible d’avoir de prise consciente.

Dans les années 1980, la psychologue américaine Francine Shapiro fait une découverte fondamentale qui va révolutionner le stress post-traumatique des vétérans de guerre américains : utiliser les mouvements oculaires pour stimuler un mécanisme neuropsychique qui permet de traiter les événements traumatiques. Le praticien force le retraitement des souvenirs traumatiques en passant ses doigts devant les yeux de son client. C’est une technique aujourd’hui totalement reconnue par l’Organisation Mondiale de la Santé sous la dénomination de « désensibilisation et de reprogrammation par le mouvement des yeux ».

La PNL, et plus particulièrement les techniques « Reprogrammation Neurale Profonde« , reprend cette technique mais y apporte une différence de taille : le sujet ne revit pas son trauma. Il est encouragé dans sa démarche et abandonne toute résistance au changement. Une à quelques séances suffisent pour retraiter les souvenirs et les placer là où doit être leur place : dans le passé.

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